Le hameau de La Vaux avec vue sur le Léman. Photo: J.-H. Penseyres

Maison natale / Geburtshaus / Birth House

Photo: J.-H. Penseyres

A droite de la porte d’entrée de la grande maison de la Poudrerie d’Aubonne, au hameau de La Vaux, est apposée une plaque en laiton, sur laquelle on peut lire : « Ici naquit Alexandre Yersin qui découvrit le bacille de la peste en 1894 ». Le registre de la paroisse d’Aubonne précise qu’Alexandre Emile John Yersin a vu le jour le 22 septembre 1863 à 5 heures du soir. Ce sont donc un peu plus de 150 ans qui nous séparent de cet évènement qui fut le début d’une vie intrépide et aventureuse, dont la somme des activités scientifiques et médicales nous permettent de rappeler aujourd’hui la mémoire d’un bienfaiteur de l’humanité.

Photo: J.-H. Penseyres

Alexandre Yersin naît orphelin de père. Jean Alexandre Marc Yersin qui occupait depuis l’année précédente le poste de directeur du premier arrondissement fédéral des poudres est décédé brusquement d’une attaque cérébrale le 2 septembre 1863, à l’âge de 38 ans. Il avait d’abord enseigné les sciences naturelles à Aubonne et à Morges et était aussi un entomologiste de renommée internationale.

La famille occupait l’appartement de service du rez-de-chaussée de la belle et grande maison de La Vaux. Il paraîtrait que le petit pavillon rose à deux étages visible à droite de la maison servait aux travaux et expériences d’Alexandre Yersin père.

De quel poids pesa sur Alexandre Yersin le fait de ne pas avoir connu son père ? Jamais, sa vie durant, il n’y fit allusion, mais cette absence pourrait expliquer certains traits de son caractère : sa détermination, ses besoins d’indépendance et de liberté, son rejet des contraintes sociales, son désintéressement et son ascétisme.